Si l’on pourrait se consoler en constatant que localement le travail de terrain a payé et a permis de « limiter la casse » dans l’arrondissement d’Ambert, il n’est pas dans notre nature de nous satisfaire de ce qui est, in fine, un echec aujourd’hui.

La circonscription est marquée par une très grande différence entre les arrondissements de Thiers et d’Ambert. Le premier, fortement ancré à gauche prépare le lit de F. Hollande à l’Elysée, tandis que celui d’Ambert, plus contrasté, est à la fois porteur d’espoir par les scores de F. Bayrou, mais aussi d’inquiétudes face à la poussée du Front national, sans véritable campagne.

Le vote Bayrou : au dessus de la moyenne au sud, en retrait au nord.

Ceci souligne à l’évidence la frature géographique et politique entre villes et campagnes : elle apparaît partout en France et souligne le sentiment d’abandon qui affecte les espaces ruraux. Dans le Puy de Dôme, cela se traduit par un désaveu aussi bien de l’Etat UMP que du socialisme local, englué dans ses féodalités et incapable d’avoir une véritable vision d’aménagement et de développement.

Du rose au nord... et un désaveu certain au sud...
L'UMP paie son absence au prix fort, Sarkozy en déroute sur des territoires qu'il a abandonnés.

Si la poussée de l’extrêmisme est justifiée par la justesse du diagnostic, les réponses apportées sont à l’évidence vouées à l’échec : que peut-on attendre du repli proposé par les uns et les autres ? Rien.

Le Pen en embuscade...

 

Aussi, à nous, centristes de faire bloc pour proposer le seul message d’espoir et de vérité. C’est ce message que devra porter la campagne des législatives qui est ouverte aujourd’hui.